La sémiotique en dialogue avec l’histoire

Sous-titre 
Introduction au 6e numéro du Cygne noir
Auteur·e 
Emmanuelle CACCAMO
Simon LEVESQUE
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Texte intégral 

En liant la sémiotique à l’histoire, le thème de ce dossier évoque d’abord les échanges existant entre les pratiques historiographiques et la sémiotique, mais également les diverses histoires possibles du développement de la pensée sur le signe. Dans son élaboration, nous sommes parti·e·s de l’idée que la science des signes et des processus de signification ne devait pas échapper à la logique qui veut que chaque discipline prenne en charge l’écriture de sa propre histoire. Il nous restait à vérifier si elle était mieux placée que les autres pour valoriser, au cœur de sa pratique historiographique, une réflexivité accrue à l’égard de l’axiome qui veut que l’histoire soit sujette à l’interprétation. Nous laissons le soin à notre lectorat d’en juger à partir des contributions rassemblées ici.

 

Au cours de la deuxième moitié du XXe siècle, bon nombre de sémioticiens ont soutenu que l’histoire de la sémiotique était encore à écrire et ont tenté de remédier à la situation en proposant d’en écrire une version plus ou moins étendue. De nombreuses histoires de la sémiotique ont été réalisées à ce jour1. Différentes périodisations ont ainsi été avancées qui permettent de restituer une certaine cohérence développementale pour la science sémiotique. D’une protosémiotique antique ou médiévale à notre modernité tardive, des penseurs ingénieux, des écrits marquants et des écoles influentes ont tour à tour apporté un éclairage particulier à l’existence, l’usage et la connaissance des signes et leur interprétation. Restituer une progression historique linéaire permet de mieux se situer au présent. Or, l’histoire s’écrit nécessairement à rebours, comme le montrent bien les travaux de John Deely sur Johannes Poinsot2 ou ceux de Marcel Danesi sur Giambattista Vico3. La sémiotique identifie ses maîtres et ses classiques4 : de la sorte, elle se choisit une ascendance, voire réinterprète entièrement l’histoire de la philosophie en sa faveur5. Elle célèbre également ses morts, par exemple Thomas A. Sebeok à travers la publication d’un ouvrage hommage6, Algirdas J. Greimas par la tenue récente d’un colloque célébrant son centenaire7 ou les efforts constants déployés à Tartu pour valoriser les idées de Juri Lotman8. Certaines « écoles » ou certains groupes contemporains ont ainsi entrepris d’écrire leur propre histoire9. D’autres projets, tels l’Histoire du structuralisme de François Dosse10 ou Structure et totalité de Patrick Sériot11, approfondissent notre connaissance historique de pans spécifiques de l’histoire des signes. Enfin, de nombreux ouvrages s’attardent à analyser finement des aspects précis de la pensée de sémioticiens importants pour montrer l’influence historique de leurs idées12.

S’il existe manifestement un « besoin » d’histoire et de mémoire, les projets d’édition connaissent tous leurs limites : difficile à circonscrire, la pensée sur les signes est trop vaste pour être entièrement restituée. Le schisme bien connu entre la sémiologie saussurienne et la sémiotique peircienne, par exemple, ne manque pas de susciter des dissensions dans l’écriture de l’histoire puisque les deux traditions modernes diffèrent tant dans leurs fondements que dans leurs ambitions. Anne Hénault souligne cette difficulté relative à la définition plus ou moins ambitieuse que l’on donne du signe13. Pour Winfried Nöth, « les différentes interprétations de l’étendue de l’historiographie sémiotique sont souvent le miroir des différentes vues de l’étendue de la sémiotique elle-même14 ». Paul Bouissac affirme pour sa part qu’une histoire de la sémiotique relève d’une sorte de rêve ou de nostalgie disciplinaire15. Très critique à l’égard d’un tel projet, Bouissac qualifie même de « généalogie fictionnelle » les tentatives de relier les théories anciennes du signe aux théories contemporaines. John Deely, à l’inverse, défend le projet de s’intéresser aux travaux du passé pour mieux éclairer les problèmes épistémologiques du présent. Un constat s’impose : ni l’histoire de la sémiotique ni les diverses pratiques d’écriture de cette histoire ne permettent d’atteindre un consensus net.

Si l’on s’intéresse à l’histoire conceptuelle de la théorie sémiotique, au développement de la connaissance du signe et du savoir sémiotique, plusieurs axes peuvent être abordés. Entre autres : l’historiographie critique du champ du signe16 ; l’étude des relations entre l’écriture de l’histoire et la sémiotique17 ; les historiographies particulières18, voire l’histoire humaine dans son ensemble19, vues par le prisme sémiotique ; l’étude comparatiste des écoles et des contextes institutionnels, sociaux, politiques et économiques20 ainsi que l’examen des échanges réussis ou manqués entre différentes écoles ou contextes21 ; les travaux historiques et biographiques sur les auteur·e·s ayant marqué le champ du signe, dont certains sont bien connus22 et d’autres, à redécouvrir. Ce dernier axe constitue un lieu de choix pour (re)penser la place des femmes dans l’histoire de la discipline, à l’exemple de l’ouvrage de Susan Petrilli qui voit en Victoria Welby la « mère » de la sémiotique23. On peut encore méditer sur l’importance d’une œuvre en particulier et son impact historique ou sur l’histoire des traditions intellectuelles et des études non occidentales sur le signe. Enfin, sur un plan plus pratique, il serait également intéressant de s’interroger sur les manières (actuelles et possibles) d’enseigner l’histoire de la sémiotique.

Les liens entre l’étude des signes et l’histoire ne sont toutefois pas restreints à la dimension strictement historiographique. L’analyse sémiotique des représentations historiques dans les productions culturelles24, ainsi que les histoires fictionnelles qui dramatisent des bribes d’histoire liées à l’étude des signes et de l’interprétation (pensons à certaines fictions d’Umberto Eco25 ou, plus récemment, au roman loufoque de Laurent Binet, qui met en scène Barthes, Foucault, Jakobson, Eco et bien d’autres26) tiennent aussi, de notre point de vue, une place non négligeable dans le thème choisi pour ce sixième numéro du Cygne noir.
 

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Chacun des articles composant ce numéro dialogue ainsi à sa façon avec l’histoire, en explore tel ou tel axe. Si notre dossier est diversifié et hétérogène, il a cependant l’avantage d’aborder les questions historiques sous plusieurs angles et de couvrir beaucoup de « terrain ». En se déprenant d’un certain regard trop collé sur notre contemporanéité, en osant interroger certaines traditions ou idées reçues, on perçoit mieux l’importance de repenser les études sémiotiques au regard de l’histoire qui les a constituées – c’est du moins ce que certains articles colligés ici suggèrent. En tenant compte des détours de la pensée suivant les époques, des différentes prises sur le signe et de son importance dans la constitution d’un savoir, disciplinaire ou non, notre compréhension de la sémiotique aujourd’hui s’en trouve modifiée. Dans d’autres cas, c’est en prenant la sémiotique (ses outils, ses méthodes, ou son objet particulier, le signe) comme cadre théorique que l’on parvient à aborder certains cas d’étude déjà connus et à les éclairer d’une lumière inédite qui autorise un renouvellement interprétatif. Ces diverses façons de dialoguer avec l’histoire dont ont fait preuve les auteur·e·s des articles constituant ce numéro signalent implicitement la richesse du thème choisi et l’importance de maintenir une pratique réflexive, au sein des études sémiotiques, qui soit capable d’en situer les acteurs, les pratiques, les écoles et les traditions intellectuelles avec perspicacité et acuité.

En guise d’ouverture du dossier, le Cygne noir a réalisé une entrevue avec une grande spécialiste de la pensée peircienne, Claudine Tiercelin, titulaire de la chaire « Métaphysique et philosophie de la connaissance » au Collège de France27. Dans cet entretien dirigé par Simon Levesque, la philosophe française revient sur son riche parcours et sur plusieurs des thèmes qui animent ses cours depuis sa leçon inaugurale du 5 mai 2011 jusqu’à aujourd’hui. Y sont discutés notamment l’importance de Charles S. Peirce du point de vue de l’histoire de la philosophie et l’intérêt pour ses travaux au sein de la francophonie.

À la suite de cette entrevue, l’article de Sylvano Santini s’intéresse à A. J. Greimas, autre grande figure qui, à moins grande distance temporelle, a marqué l’histoire de l’étude des signes. Dans « La sémiologie à l’époque tardive : lectures rétrospectives et actualisantes des formes de vie de Greimas et de l’École de Paris28 », Santini tâche de saisir les manières d’être, les croyances, les aspirations, les comportements qui marquent l’École de Paris et qui ont historiquement orienté la conduite scientifique du projet de Greimas et des greimassiens. Par le biais d’une méthode rétrospective et « actualisante », l’auteur s’attache à repérer, dans différents discours, « les traits caractéristiques de la période qui permettent de comprendre comment l’[École de Paris précisait] la place qu’elle voulait occuper dans le champ de la recherche sémiologique de l’époque ». En s’intéressant à l’histoire de l’École de Paris, Santini propose une périodisation. Il montre comment le projet greimassien, qui s’est transformé jusqu’à connaître un relatif dépérissement, correspondrait aujourd’hui à une époque « tardive » au sens que donne Fredric Jameson à ce mot.

Le texte de Maxime Plante, intitulé « Jacques Derrida, la sémiologie, le structuralisme : entre nécessité et contingence historique29 », se penche quant à lui sur un autre auteur, philosophe, qui a marqué le champ de l’étude des signes. Or, son rattachement à la sémiologie est problématique, incertain, et peut-être seulement circonstanciel. Plante se livre à une réflexion sur l’appartenance historique de Derrida au structuralisme et y souligne un rapport complexe, « irréductible à une posture de refus, de dépassement ou d’appartenance simple30 ». Pour Plante, l’ambiguïté de l’appartenance historique de Derrida au structuralisme doit précisément se lire dans le projet même du penseur d’articuler « la nécessité de l’occasionnel ».

S’inscrivant lui aussi dans une démarche d’exploration de l’histoire de la philosophie par ceux qui la font, l’article « Transfert d’auctoritates du sémantique à l’indiciaire au XVIIe siècle : Gassendi et Hobbes31 » d’Hélène Leblanc se penche sur les définitions du signe dans les écrits de Pierre Gassendi et de Thomas Hobbes, circonscrivant par là-même une portion méconnue de l’histoire de la sémiotique. Elle met en évidence, par ce biais, l’existence d’un paradigme de la pensée moderne du signe articulé en fonction d’un modèle indiciaire. Leblanc explore les ruptures opérées par Gassendi et Hobbes à l’égard de la définition augustinienne du signe et des textes canoniques de la pensée sémiotique moderne non scolastique. Elle tâche de montrer que ces auteurs, dans leurs propositions définitionnelles, reconfigurent différentes traditions, soit « celle des Stoïciens, des Sceptiques et d’un Aristote logique qui n’avait été que peu utilisé jusqu’à lors32 ».

La suite du dossier propose des explorations plus appliquées, développées en fonction d’objets ou de terrains particuliers. Dans « Le monde ne sera plus jamais le même : réflexions sémiotiques sur l’expérience du changement soudain33 », l’anthropologue Richard Parmentier s’interroge sur le phénomène historique du changement soudain en comparant différents modèles culturels du changement soudain en Océanie et en Amazonie. L’un des enjeux du texte est de montrer en quoi la sémiotique constitue une méthode et un outil pouvant alimenter notre compréhension des diverses réactions enregistrées face au changement soudain tel qu’il a été vécu par différentes populations dans des contextes culturels particuliers.

Enfin, Federico Bellentani et Mario Panico rassemblent différents concepts et notions propres à une approche sémiotique plus globale des monuments et des mémoriaux. À partir de plusieurs exemples tirés de contextes postsoviétiques, leur travail intitulé « Pour une approche sémiotique des monuments et des mémoriaux34 » s’attache à dépasser certaines apories conceptuelles qui marquent les études sur les monuments, notamment les catégorisations binaires – à l’exemple de visuel/politique, matériel/symbolique et concepteur/usager. D’après les auteurs, ces présupposés catégoriels empêchent une compréhension complexe des monuments, dont la signification dépend largement du contexte de réception. Le texte se présente comme une véritable introduction pédagogique à une approche sémiotique des monuments.
 

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En terminant, nous souhaitons revenir sur l’aventure qu’a été la production de ce numéro. Il faut dire ce que le thème sélectionné a suscité en termes de réaction de la part de divers acteurs de notre champ disciplinaire. Si l’on a eu droit à d’enrichissants échanges, avec Anne Hénault, Göran Sonesson ou Jean Fisette, par exemple, qui ont souligné le grand intérêt du thème tout en en questionnant parfois l’abord tel qu’imaginé à l’origine dans l’appel circulant alors35, nous avons aussi essuyé une salve de reproches par d’autres, qui critiquaient ou bien l’absence d’une mention de leur maître à penser dans ce même appel, ou bien notre démarche de manière générale, non orthodoxe au regard d’une tradition intellectuelle en particulier. Nous aurions aimé que ces personnes qui ont pris la peine de correspondre avec nous pour critiquer nos choix éditoriaux nous soumettent des textes qui puissent être publiés, et bien sûr les y avons invitées. C’est à regret que nous constatons aujourd’hui que les passions des premiers jours ne se sont pas transmuées en une défense argumentée qui puisse aller dans le sens de la productivité intentée pour ce numéro, qui, loin de vouloir être doctrinaire ou révisionniste, n’a jamais nié la part polémique qui l’anime et le désir d’entretenir un rapport ouvert et dynamique avec l’histoire intellectuelle qui nous porte en tant que chercheuses et chercheurs intrigués par les ruses de l’histoire et les métamorphoses du signe. En tout état de cause, la polémique entre-ouverte mais non aboutie à laquelle nous avons donné lieu nous laisse croire qu’il y a beaucoup plus à dire sur ce thème que ce que notre humble numéro le laisse entendre. Il va de soi que nous prendrons plaisir dans l’avenir à rester aux aguets des diverses entreprises de réécriture de l’histoire du signe et des études sur le signe pour y percevoir, peut-être, des traces de notre apport à ce grand dialogue illimité.

  • 1. Cf. J. DEELY, Introducing Semiotic: Its History and Doctrine, Bloomington, Indiana University Press, 1982 ; A. ESCHBACH & J. TRABANT (dir.), History of Semiotics, Amsterdam/Philadelphie, John Benjamins Publishing Co, 1983 ; A. HÉNAULT, Histoire de la sémiotique, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je? », 1992 ; W. NÖTH, Handbook of Semiotics, Bloomington, Indiana University Press, 1995 ; J. DEELY, Semiotics Seen Synchronically: The View from 2010, Ottawa, Legas, 2010.
  • 2. J. DEELY, Tractatus de Signis: The Semiotics of John Poinsot, Berkeley, University of California Press, 1985 [1632] ; J. DEELY, « The semiotic of John Poinsot: Yesterday and tomorrow », Semiotica, vol. 69, no 1-2, 1988, p. 31-127.
  • 3. M. DANESI, Vico, Metaphor, and the Origin of Language, Bloomington, Indiana University Press, 1993 ; M. DANESI (dir.), Giambattista Vico and Anglo-American Science. Philosophy and Writing, Berlin, Mouton De Gruyter, 1995.
  • 4. T. A. SEBEOK, The Sign and Its Masters, Austin, Texas University Press, 1979 ; M. KRAMPEN (dir.), Classics of Semiotics, New York, Springer, 1987 [1981].
  • 5. J. DEELY, Four Ages of Understanding. The first Postmodern Survey of Philosophy from Ancient Times to the Turn of the Twenty-First Century, Toronto, University of Toronto Press, 2001.
  • 6. P. COBLEY et al. (dir.), Semiotics Continues to Astonish. Thomas A. Sebeok and the Doctrine of Signs, Berlin, De Gruyter Mouton, 2011.
  • 7. Greimas aujourd’hui : l’avenir de la structure, Paris, UNESCO, 30 mai au 2 juin 2017. Voir l’appel en ligne sur le site de l’Association française de sémiotique : <http://afsemio.fr/?p=1126>.
  • 8. Par exemple, la dernière édition de l’école d’été de Tartu portait sur la sémiotique de la culture de Lotman : <http://www.ut.ee/en/admissions/juri-lotman-and-semiotics-culture>.
  • 9. J.-C. COQUET (dir.), Sémiotique : l’École de Paris, Paris, Hachette, 1982 ; M. G. DONDERO & G. SONESSON, « Le Groupe μ. Quarante ans de rhétorique – Trente-trois ans de sémiotique visuelle », Actes Sémiotiques, 2010. En ligne : <http://epublications.unilim.fr/revues/as/3070> ; K. KULL et al., « The institution of semiotics in Estonia », Sign Systems Studies, vol. 39, no 2-4, p. 314-341.
  • 10. F. DOSSE, Histoire du structuralisme. Tome 1 : Le champ du signe, 1945-1966 ; Tome 2 : Le chant du cygne, 1967 à nos jours, Paris, La Découverte, 2012 [1991-1992].
  • 11. P. SÉRIOT, Structure et totalité. Les origines intellectuelles du structuralisme en Europe centrale et orientale, Limoges, Lambert-Lucas, 2012 [1999].
  • 12. Cf. M. ARRIVÉ & J.-C. COQUET, La sémiotique en jeu : à partir et autour de l’œuvre d’A. J. Greimas, Amsterdam/Philadelphie, John Benjamins Co., 1987 ; A. DE TIENNE, L’analytique de la représentation chez Peirce : la genèse de la théorie des catégories, Bruxelles, Publications des Facultés universitaires Saint-Louis, 1996 ; E. ANDREWS, Conversations with Lotman. The Implications of Semiotics in Language, Literature, and Cognition, Toronto, University of Toronto Press, 2016 [2003].
  • 13. A. HÉNAULT, Histoire de la sémiotique, op. cit.
  • 14. W. NÖTH, Handbook of Semiotics, op. cit., p. 12.
  • 15. P. BOUISSAC, « The “golden legend” of semiotics », Semiotica, vol. 17, no 4, 1976, p. 371-384 ; P. BOUISSAC, « Praxis and semiosis: The “golden legend” of semiotics revisited », Semiotica, vol. 79, no 3-4, 1990, p. 289-306.
  • 16. Par exemple : S. KIM, « À propos d’un projet d’histoire de la sémiotique (questions et problèmes épistémologiques », Langages, no 107, 1992, p. 28-37.
  • 17. On pense notamment à M. De CERTEAU, L’écriture de l’histoire, Paris, Gallimard, coll. « Folio histoire », 2002 [1975] ; P. RICŒUR, La mémoire, l’histoire, l’oubli, Paris, Seuil, coll. « Points essais », 2003 [2000].
  • 18. Par exemple : A. HERREMAN, La topologie et ses signes. Éléments pour une histoire sémiotique des mathématiques, Paris, Harmattan, 2000.
  • 19. Par exemple : G. SONESSON, « Cultural Evolution: Human History as the Continuation of Evolution by (Partially) Other Means », dans D. Dunér & G. Sonesson, Human Lifeworlds: The Cognitive Semiotics of Cultural Evolution, Francfort-sur-le-Main, Peter Lang, 2016, p. 301-335.
  • 20. Par exemple : P. SÉRIOT, « Barthes and Lotman: Ideology vs culture », Sign Systems Studies, vol. 44, no 3, 2016, p. 402-414.
  • 21. Par exemple : E. LANDOLT, « Histoire d’un dialogue impossible : J. Kristeva, J. Lotman et la sémiotique », Langage et société, no 142, p. 121-140.
  • 22. Par exemple : G. DELEDALLE, Charles S. Peirce, phénoménologue et sémioticien, Amsterdam/Philadelphie, éd. John Benjamins, 1987 ; C. NORMAND, Saussure, Paris, Les Belles Lettres, 2005 ; É. MARTY, Roland Barthes, le métier d’écrire, Paris, Seuil, 2006 ; M. THOMAS, Roman Jakobson, New York, Routledge, 2014.
  • 23. S. PETRILLI, Signifying and Understanding. Reading the Works of Victoria Welby and the Signific Movement, Berlin, De Gruyter Mouton, 2009.
  • 24. À l’instar de I. LOTMAN & B. OUSPENSKI, Sémiotique de la culture russe. Études sur l’histoire, trad. du russe et annoté par F. Lhoest, Lausanne, l’Âge d’homme, 1990.
  • 25. En particulier : U. ECO, Le nom de la rose, trad. de l’italien par J.-N. Schifano, Paris, LGF, coll. « Le livre de poche », 1987 [1980].
  • 26. L. BINET, La septième fonction du langage, Paris, Grasset, 2015.
  • 27. C. TIERCELIN, « Entretien avec Claudine Tiercelin, professeure au Collège de France », entretien réalisé par Simon Levesque, Cygne noir, no 6, 2018. En ligne : <http://www.revuecygnenoir.org/numero/article/tiercelin-entretien>.
  • 28. S. SANTINI, « La sémiologie à l’époque tardive : lectures rétrospectives et actualisantes des formes de vie de Greimas et de l’École de Paris », Cygne noir, no 6, 2018. En ligne : <http://revuecygnenoir.org/numero/article/santini-semiologie-tardive>.
  • 29. M. PLANTE, « Jacques Derrida, la sémiologie, le structuralisme : entre nécessité et contingence historique », Cygne noir, no 6, 2018. En ligne : <http://revuecygnenoir.org/numero/article/plante-derrida-semiologie-structuralisme>.
  • 30. Idem.
  • 31. H. LEBLANC, « Transfert d’auctoritates du sémantique à l’indiciaire au XVIIe siècle : Gassendi et Hobbes », Cygne noir, no 6, 2018. En ligne : <http://revuecygnenoir.org/numero/article/leblanc-gassendi-hobbes>.
  • 32. Idem.
  • 33. R. J. PARMENTIER, « Le monde ne sera plus jamais le même : réflexions sémiotiques sur l’expérience du changement soudain », trad. de l’anglais par S. Levesque, Cygne noir, no 6, 2018. En ligne : <http://revuecygnenoir.org/numero/article/parmentier-changement-soudain>.
  • 34. F. BELLENTANI & M. PANICO, « Pour une approche sémiotique des monuments et des mémoriaux », trad. de l’anglais par E. Caccamo, avec la collab. de S. Levesque, Cygne noir, no 6, 2018. En ligne : <http://revuecygnenoir.org/numero/article/bellentani-panico-semiotique-des-monuments>.
  • 35. Nous les remercions vivement pour leurs correspondances enrichissantes.
Bibliographie 

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Pour citer cet article 

CACCAMO, Emmanuelle & Simon LEVESQUE, « La sémiotique en dialogue avec l'histoire. Introduction au 6e numéro du Cygne noir », Cygne noir, no 6, 2018. En ligne <http://revuecygnenoir.org/numero/article/introduction-cn6> (consulté le xx/xx/xxxx).

À propos de l'auteur·e 

Emmanuelle Caccamo et Simon Levesque ont cofondé la revue d'exploration sémiotique Cygne noir et dirigé conjointement ce 6e numéro. En savoir plus sur Emmanuelle Caccamo ou Simon Levesque.